Historique de la démarche et caractéristiques du territoire
Historique de la démarche
Le Syndicat Intercommunal d’Aménagement du Bassin de la Vesle (SIABAVE), en raison de sa couverture territoriale, fut l’initiateur des premiers contrats de partenariat pour la protection des ressources en eau sur le bassin de la Vesle et le porteur de la cellule d’animation, conjointement avec la Chambre d’Agriculture de la Marne : les Contrats Territoriaux Vesle Amont et Vesle Moyenne signés en 2004. Le bilan très positif de ces derniers a fait émerger une dynamique locale entre les collectivités, les agriculteurs et viticulteurs, les artisans et l’Agence de l’eau.
Durant cette même période, la Communauté d’Agglomération de Reims s’est engagée dans un contrat similaire avec l’Agence de l’Eau : le Contrat d’Agglomération. Afin de poursuivre cette démarche et l’animation de terrain mise en place depuis 2001, un second contrat de partenariat a été proposé aux acteurs locaux : le Contrat Global pour l’Eau.
Effectif depuis le 1er juillet 2009, le Contrat Global pour l’Eau de la Vesle Marnaise se terminera le 30 juin 2015.
Présentation du territoire
Le bassin versant de la Vesle marnaise s’étend des sources de la Vesle (Somme-Vesle) à la limite départementale avec l’Aisne (Fismes). Il compte 127 communes et 287 000 habitants dont plus de 75% vivent dans l’agglomération rémoise. Ce territoire de 138 500 ha à dominante rural se caractérise par près de 380 km de cours d’eau et 6800 ha de vignes. Sa partie sud est incluse dans le périmètre du Parc Naturel Régional de la Montagne de Reims.
L’étude de ce bassin versant a montré qu’il est soumis à de nombreuses altérations de la qualité des eaux souterraines et superficielles. En effet, la qualité des eaux distribuées, bien qu’elle se soit améliorée, reste non-conforme ou sous surveillance pour plus de la moitié des captages. Les rivières ont également subi de fortes dégradations par les activités humaines (pollutions ponctuelles ou diffuses, recalibrage, chenalisation…) engendrant des conditions peu favorables au bon développement de la faune et la flore. Le constat est malheureusement identique pour les zones humides.
On notera que les travaux menés ces dernières années dans le domaine de l’assainissement ont porté leurs fruits, quand ils concernaient des installations rejetant directement en rivière. En revanche, les efforts effectués par la profession agricole et viticole ainsi que par les collectivités, en faveur de l’amélioration de la qualité des nappes d’eaux souterraines restent encore peu visibles du fait de l’inertie de la nappe de la craie. Seuls les travaux curatifs en matière d’eau potable, comme les traitements ou les interconnexions ont des effets plus spectaculaires mais ils doivent être associés, pour être valables à long terme, à des actions préventives.








