Focus

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    Pôle de compétitivité Industries et Agro-Ressources sur la Suippe
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    Commission thématique SAGE
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    Inondations de l'Aisne
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    Versant du ru de Beaurepaire
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    La Vesle à Taissy

Enjeux du SAGE


Gestion quantitative de la ressource en période d’étiage

Les prélèvements se font presque exclusivement en nappe. Les prélèvements en rivière concernent principalement l’alimentation des canaux et de la centrale hydroélectrique de Bourg-et-Comin et dans une moindre mesure l’industrie et l’irrigation. Sur l’année, 70% des prélèvements sont effectués par les collectivités territoriales, 18% par les industries, 8% pour l’irrigation et 4% pour les bases militaires. Toutefois, en période d’étiage, 19% concernent l’agriculture, 20% l’industrie et 58% les collectivités locales.

Un bilan hydrique des prélèvements/restitution serait intéressant à connaître. En effet, certains bassins présentent des déficits, le milieu de prélèvement différant du milieu de restitution.

Les têtes de bassin de la Suippe et de la Vesle sont particulièrement touchées par des phénomènes d’assecs et d’étiage sévère à tendance naturelle. Néanmoins, les prélèvements en nappe ont aggravé la situation. La Loivre et son affluent ainsi que la Miette dans sa partie aval connaissent également des assecs.

De plus, certains tronçons de cours d’eau voient leur débit fortement diminué :

  • La Suippe en aval des prélèvements en nappe pour le pôle d’activités de Bazancourt et l’alimentation en eau potable de la région rémoise
  • L’Aisne entre la prise d’eau dans cette dernière pour alimenter la centrale hydro-électrique et le canal latéral à l’Aisne au niveau de Berry-au-Bac et la restitution de la centrale à Bourg-et-Comin

Amélioration de la qualité des eaux souterraines

Les nappes du territoire sont vulnérables aux pollutions. Les trois masses d’eau souterraines du SAGE sont déclassées en bon état 2021.

Les réserves concernant l’état qualitatif de la masse d’eau « Alluvions de l’Aisne » sont dues à l’impact du pôle industriel de l’agglomération soissonnaise, situé en aval du SAGE. Sur le territoire du SAGE, l’aquifère présente un bon état global mais reste toutefois vulnérable.

Les masses d’eau « Craie de Champagne nord » et « Lutétien-yprésien du Soissonnais-Laonnois » sont dégradées par les nitrates et les produits phytosanitaires. Les seuls pesticides que l’on retrouve au dessus du seuil dans la nappe « Lutétien-yprésien du Soissonnais-Laonnois » sont l’atrazine, interdite depuis 2003, et son produit de dégradation l’atrazine déséthyl témoins de pollution ancienne. Dans la nappe de la « Craie de Champagne nord » on retrouve également ces deux molécules du fait de l’inertie de la nappe mais on observe également des dépassements pour des molécules encore utilisées de nos jours en agriculture et en viticulture.

Une attention particulière doit être portée sur les captages destinés à l’alimentation en eau potable situés en bas des coteaux viticoles qui pour beaucoup pompent une eau non conforme du point de vue des pesticides. Quelques captages ont d’ailleurs été fermés à cause d’une contamination par des pesticides d’origines viticoles et plusieurs à cause d’une contamination par les nitrates.

Le territoire du SAGE est concerné par quatre captages dits « Grenelle » le long de la Vesle et par des captages classés comme prioritaires dans le SDAGE. Ce sont sur ces territoires que des actions devront être menées afin d’améliorer la qualité de la ressource.

Amélioration de la qualité des eaux superficielles

Les bassins de la Vesle moyenne et aval, ainsi que celui de l’Ardre subissent des dégradations par les nutriments, les produits phytosanitaires et les micropolluants. Leur qualité biologique est également mauvaise. Ceci est notamment à l’origine du report de délai pour atteindre le bon état pour ces masses d’eau. La Suippe et l’Aisne, bien que classées en bon état 2015, subissent également des dégradations de leur qualité, notamment pour la biologie. Enfin, de nombreuses masses d’eau petits cours d’eau sont également déclassées en raison de l’état chimique. Parmi celles-ci, l’état écologique est également déclassant.

Les nutriments peuvent être issus de la pression agricole, relativement élevée sur la Suippe, la Vesle amont et moyenne, mais également des rejets domestiques. Ainsi, de nombreuses stations sont à renouveler sur le territoire. Les rejets directs d’eaux usées non traitées au milieu via le réseau pluvial sont également à limiter.

L’Ardre et la Vesle moyenne sont des secteurs de forte production viticole, activité très consommatrice de pesticides. L’agriculture, très présente sur le territoire du SAGE, et le traitement des réseaux et voies de communications sont également source de rejets diffus en produits phytosanitaires dans ces cours d’eau.

De plus, la pression industrielle est importante sur la Vesle moyenne, au niveau de l’agglomération rémoise, la Suippe (pôle industriel de Bazancourt) et l’Aisne en amont de sa confluence avec la Suippe (secteur de Guignicourt). Les rejets de substances dangereuses et autres micropolluants peuvent être ainsi conséquents sur ces masses d’eau.

Enfin, des pollutions ponctuelles dues au ruissellement des eaux pluviales dégradent la qualité de l’eau de la Vesle sur l’agglomération de Reims. S’ajoutent à cela les rejets d’effluents vinicoles non traités importants sur la Vesle moyenne et l’Ardre en période de vendange.

La dégradation biologique des cours d’eau du territoire est une combinaison des précédents facteurs mais également de la modification hydromorphologique des rivières, en raison notamment de l’urbanisation liée à l’agglomération rémoise sur la Vesle et des ouvrages implantés sur les différents cours d’eau.

Préservation et sécurisation de l'alimentation en eau potable

Ce sujet a été en partie traité dans les sujets précédents.

L’eau potable provient uniquement des nappes souterraines. L’essentiel des prélèvements se fait dans la nappe de la craie qui affleure sur les deux-tiers du territoire du SAGE. Pour mobiliser ces ressources, 145 captages d’eau potable sont en fonctionnement. Certaines collectivités du SAGE sont toutefois alimentées par des captages (18) situés hors SAGE.

Le territoire dispose d’une ressource en eau importante mais parfois difficilement mobilisable ou de mauvaise qualité. De ce fait, certaines collectivités ont connu ou connaissent des problèmes d’alimentation en eau potable, dû à :

  • Une ressource peu productive : bien souvent les aquifères superficiels du tertiaire ont des potentialités quantitatives limitées. D’autre part, les ouvrages pompant dans la nappe de la craie peuvent connaître une différence de productivité importante entre les périodes de basses et hautes eaux. Seuls les captages situés dans les vallées ont une forte productivité.
  • Une ressource polluée par les nitrates et/ou les pesticides
  • Une ressource avec une présence naturelle de fer, de fluor ou de sélénium

Certaines collectivités ne disposent que d’une seule source d’alimentation en eau potable, ce qui pose souvent des difficultés de distribution en cas de problème (qualité de l’eau non-conforme, problème quantitatif, etc.). Il est donc important de protéger et sécuriser efficacement les ressources exploitées et de limiter au maximum les pertes d’eau.

Préservation et restauration de la qualité des milieux aquatiques et humides

Le territoire du SAGE « Aisne Vesle Suippe » est concerné par 87 ZNIEFF dont 32 sont à dominante humide (marais, étangs, coteaux, vallées, vallons, tourbières, bois). Les principaux cours d’eau du territoire sont d’ailleurs classés en ZNIEFF ou bordés par une ZNIEFF. Neuf sites Natura 2000 à caractère plus ou moins humide sont également présents ainsi qu’une ZICO et un Parc Naturel Régional.

Cependant, les milieux aquatiques sont impactés par les déficits hydrauliques (Vesle et Suippe amont), les ouvrages transversaux, les altérations des lits mineurs (recalibrage, curage,…) et majeurs (carrières, retournement des prairies,…), les pertes d’inondabilité, les phénomènes d’érosion, le rejet de substances à activités perturbatrices endocriniennes. Le peuplement piscicole est notamment dégradé à l’aval de la Vesle et affecté en amont de Bourg-et-Comin sur l’Aisne en raison de la prise d’eau de la centrale hydro-électrique.

La Vesle, dans sa partie moyenne et aval, a subi de nombreux aménagements, notamment au niveau de l’agglomération rémoise : curage, recalibrage, rectification, protection de berges, etc. Tous les cours d’eau du territoire ont vu leurs lits mineur et majeur modifiés en raison de l’implantation d’ouvrages hydrauliques, d’étangs et de carrières. Les écoulements lentiques et lotiques se succèdent ainsi sur les cours d’eau, d’une sinuosité variable selon les tronçons et les rivières. La restauration des cours d’eau serait, par conséquent, un enjeu à prendre en compte sur le territoire.

Les zones humides du territoire sont par ailleurs mal connues et en régression. Les principales causes anthropiques de disparition des zones humides alluviales du SAGE sont :

  • Le remblaiement pour implanter des zones urbanisées
  • L’extraction de granulats
  • Le développement des plans d’eau
  • L’abaissement du niveau de la nappe dus aux prélèvements importants
  • Le développement de la populiculture
  • La mise en culture
La préservation des zones humides est un des objectifs du SAGE. Pour y répondre, la CLE, par l’intermédiaire du SIABAVE, a mené une étude de délimitation et de caractérisation des zones humides sur 243 communes du territoire, hors périmètre du Parc Naturel Régional de la Montagne de Reims qui a lancé une étude similaire. Cette délimitation, achevée en 2014, a été réalisée par le Conservatoire des Espaces Naturels de Champagne-Ardenne, sur financement de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie, les régions Picardie et Champagne-Ardennes. Ainsi, la localisation des zones humides a été effectuée par un inventaire terrain (relevés de la flore) à l’échelle du 25 000ème. Les résultats de cette étude ont été intégrés dans les bases de données de :

Inondations et ruissellement

Inondations par débordements de cours d’eau

L’ensemble du linéaire de l’Aisne sur le territoire ainsi que l’Ardre dans sa moitié aval subissent fréquemment des crues lentes entre décembre et mars. Ces deux rivières disposent de zones d’expansion de crues naturelles qui permettent de limiter les inondations dans les zones urbanisées mais qui malheureusement ont tendance à diminuer.

Lors de crues, le niveau de la Suippe est imposé par le niveau de l’Aisne. Ainsi, l’extrême aval de la Suippe connaît des inondations lorsque l’Aisne est en crues et que ces dernières sont simultanées aux crues de la Suippe.

La Vesle au niveau de l’agglomération rémoise (en raison de l’imperméabilisation des sols) et les zones de confluence urbanisées de ses petits affluents (Puisieulx, Rouillat, Muire) au bassin viticole sont touchés par des inondations en particulier lors d’épisodes orageux.

Les remontées de nappe accentuent en outre ces évènements.

 

Phénomènes de ruissellement, érosion et coulées de boues

Les coteaux viticoles (Vesle moyenne, Vesle aval, Ardre, Loivre) et les terrains agricoles pentus (bassins de l’Aisne et de la Vesle axonaise) sont des zones sensibles à l’érosion. Ceci entraîne des phénomènes de ruissellement et de coulées de boues ayant pour conséquence une perte agronomique des terres érodées, des dégâts matériels et une dégradation de la qualité des eaux.

Gestion des ouvrages hydrauliques

Les ouvrages sont des obstacles à la circulation des poissons et des sédiments. Ils empêchent donc aux poissons d’effectuer leur cycle de vie et colmatent les frayères en amont. De plus, ils peuvent aggraver les phénomènes d’inondations. A contrario, ils peuvent permettre de maintenir une lame d’eau minimum en période d’étiage. Une gestion appropriée des nombreux barrages du SAGE limiterait les impacts de ces derniers.

En effet, de nombreux ouvrages jalonnent la Vesle, la Suippe et leurs affluents mais également l’Aisne. Une majorité d’entre eux sont soit infranchissables soit franchissables sous condition, impliquant des problématiques de continuité écologique sur ces cours d’eau.

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